couverture de La Maison des hommes
296 pages — 20
ISBN : 978-2-87868-229-8

Franck Marcelin recevra Daniel Vigne pour une séance de dédicaces dans le cadre du Parcours des mondes le jeudi 13 septembre à partir de 18h00, à la Galerie Alexandre Guillemain, 35, rue Guénégaud, 75006 Paris (angle des rues Guénégaud et Mazarine).

Tandis que les gratte-ciel poussent à Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la société papoue et les peuples qui la composent sont en pleine confusion. Comment profiter des bienfaits du monde moderne sans participer à sa propre acculturation ?
Le réalisateur Daniel Vigne, auteur de deux documentaires tournés dans la vallée et sur les hauts plateaux du Sepik, nous entraîne à la découverte des traditions guerrières de tribus sempiternellement en conflit les unes avec les autres, de leurs arts, de leurs croyances. Il nous fait pénétrer au cœur des secrètes maisons des hommes et des rites initiatiques de scarification. Il nous emmène aux abords d’une exploitation aurifère, parangon de l’activité minière qui ravage la Papouasie, son écosystème et ses populations.
À la croisée des genres, La Maison des hommes nous conduit dans un pays en pleine transition qui voit s’évanouir ces sociétés dites primitives, poussées à la déliquescence par les messies miniers et les ingénieurs de la foi. Tous ceux qui, au prétexte d’apporter salut et civilisation, n’ont pour ambition que d’élargir l’horizon de leur emprise et de leurs intérêts.

Daniel Vigne

Daniel Vigne est auteur-réalisateur de cinéma et de télévision. Du Retour de Martin Guerre (trois césars) à Fatou la Malienne (sept d’or et fipa d’or), en passant par de nombreux films documentaires (dont Papous, mémoire des boucliers et Papous, entre deux mondes), il s’est attaché à explorer des milieux sociaux où se cachent des drames humains qui contraignent l’individu à se battre pour sa reconnaissance et sa liberté.

La presse en parle

C’est solide, lumineux, vibrant – et cela montre que les esprits nous manœuvrent encore.
Jean-Claude Carrière

Les boucliers papous, c’est toute une histoire ! Choix des peintures, rituels pour les rendre performants et honorer la force des anciens…
Un récit foisonnant, drôle et tragique qui nous rappelle que l’art est un outil de mémoire et de partage entre cultures.
Librairie L'Esprit livre, Lyon

Le récit des séjours et des reportages en Papouasie de Daniel Vigne, qui sait voir (il n'est pas cinéaste pour rien !) et qui sait raconter (comme s'il était devenu aussi l'un de ces précieux écrivains-voyageurs que l'on aime tant !) est source d'émerveillement tout autant que de mélancolie.
Pourquoi ?  Parce que ce pays oublié où il s'est aventuré tend chaque jour davantage à ne plus l'être. Parce que les plus ancestrales traditions des Papous, qu'il a patiemment appris à connaître, à respecter et à aimer, risquent de se fracasser ou de se dénaturer bientôt sous les progrès technologiques du monde moderne et sous les assauts de cette pollution dont on ne soulignera jamais assez les ravages : le tourisme. Lévi-Strauss, autrefois, était le premier conscient de la fragilité des sociétés "primitives" sud-américaines dont il avait étudié les coutumes et les mythes. L'ethnologue, l'écrivain, le cinéaste ou le voyageur ne peuvent être aujourd'hui que les témoins désolés des mondes qui meurent. En lisant, en dévorant même La Maison des hommes, notre imagination se dilate tout autant que notre cœur se serre.
Frédéric Vitoux, de l'Académie française

Parcours initiatique entre réel et surréel aussi bien que roman d’aventures, ce livre captivant est aussi le récit des voyages effectués par l’auteur en Papouasie-Nouvelle-Guinée à l’occasion du tournage de deux films documentaires. Le réalisateur du Retour de Martin Guerre et de Fatou la Malienne nous fait pénétrer au cœur du monde papou, de ses tribus des hauts plateaux jusqu’à la vallée du Sepik, pour partir à la découverte de leurs traditions guerrières, croyances et rites initiatiques de scarification. Un pays en pleine mutation, qui voit s’évanouir ces sociétés dites « primitives » à cause de la convoitise d’exploitations aurifères qui brisent son écosystème et ses populations. Un récit enchanteur entre carnet de voyage, cheminement intérieur, réminiscences littéraires et références artistiques. Un ouvrage humaniste avant tout.
ToutMa

À voir aussi