couverture de Les arbres de Paris

Les arbres de Paris

Melisa Teo (photographe), Sylvain Tesson (Préface)

Collection :

12 novembre 2020210 x 260 mm — 94 pages — 33
ISBN : 978-2-87868-263-2

Le français est l’une des langues où le mot « culture » désigne à la fois les choses de l’esprit et celles de la nature. C’est évident lorsque l’on découvre le double amour des Parisiens pour les arbres et les jardins, ainsi que pour les livres.
Mais dans une ville, les arbres doivent lutter pour survivre ; la ville leur est hostile, et cependant elle ne serait rien sans eux. Que serait un boulevard haussmannien sans ses arbres ? À quoi bon le Luxembourg s’il n’y avait pas de marronniers ? Pas de Paris sans platanes, tilleuls et sophoras. Peuplant un environnement qui ne leur est pas naturel, les arbres de Paris émergent néanmoins de la mouture et de la morosité de la vie citadine, sereins et hauts, atteignant la lumière.
Tout comme les arbres doivent être constamment soignés et cultivés pour grandir en pleine gloire, l’esprit humain peut libérer pleinement son potentiel grâce à un apprentissage constant. Et les arbres ressemblent effectivement à l’esprit – comme chez Voltaire, « il faut cultiver notre jardin ».
En fixant avec son objectif les troncs et les feuilles enracinés à Paris, la photographe singapourienne Melisa Teo cherche le lien spirituel qui unit l’homme et la nature. Pour voir ce qui échappe à l’œil, il faut un appareil photo – on ne peut pas voir l’invisible, mais on peut le photographier. Et ainsi apprendre de la partie vivante la plus silencieuse de la bouillonnante capitale.

Melisa Teo

MELISA TEO, originaire de Singapour, considère son appareil photo comme un « troisième œil » – un œil guidé par l’intuition, capable de saisir une réalité qui échappe à l’œil nu. Une sorte d’émetteur et de traducteur des messages de la lumière, qui fait de la photographie un passage aux abords des mondes matériels et spirituels. Après une carrière dans l’édition de beaux-livres, elle parcourt le monde depuis 2008 à la poursuite du sacré. Les œuvres qu’elle a réalisées au cours de ses pérégrinations dans différents univers spirituels ont fait l’objet de divers livres (Light From Within, The Light Beyond) et expositions (Eden, Dark Light). Ces dernières années, sa fascination pour la relation entre l’homme et la nature l’a menée à photographier aussi bien les chamanes dans les forêts de Sibérie que les personnages anonymes dans les jardins de Paris, sa ville adoptive.

Les photos des arbres de Melisa révèlent ce que le regard ne peut soupçonner. Les arbres irradient. Un rayonnement les auréole. Une onde les enveloppe. Parfois on dirait un tulle diaphane, parfois un voile pulsatile : “un vortex d’énergie” préfère-t-elle avancer » écrit à ce sujet Sylvain Tesson dans sa préface.

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